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Kings Dethroned : l'effondrement de la triangulation stellaire

Analyse de l'ouvrage de Gerrard Hickson (1922) qui démonte la chaîne de mesure astronomique : l'erreur de Halley dans la méthode de parallaxe diurne, la bévue d'Ole Roemer sur la vitesse de la lumière, l'effondrement de la triangulation de Bessel, et la critique d'Einstein.

Collectif TEI | 27 mai 2026 |

Kings Dethroned est un ouvrage publié par Gerrard Hickson en 1922, fruit de 15 ans de recherche. Il retrace l'histoire de l'astronomie depuis l'Empire romain jusqu'à Einstein, et démontre que la chaîne de mesure sur laquelle reposent toutes les distances cosmiques contient des erreurs fondamentales jamais corrigées.

PRINCIPE DE LA PARALLAXE STELLAIRE deduire une distance a partir d un angle de visee Soleil Terre (janvier) Terre (juillet) etoile proche base = diametre de l orbite (~300 millions de km) angle p Plus l etoile est loin, plus l angle p est petit. Pour 61 Cygni, Bessel mesura p = 0,31 seconde d arc.

Le principe de la parallaxe : on vise la meme etoile depuis deux points opposes de l orbite terrestre. Le minuscule angle entre les deux visees est cense donner la distance. Tout le debat porte sur la possibilite de mesurer reellement un angle aussi infime.

01L'erreur de Halley : la méthode de parallaxe diurne

En 1716, le Dr Edmund Halley proposa une méthode pour mesurer la distance aux planètes en utilisant la rotation de la Terre comme base de triangulation (la triangulation consiste a viser un meme objet depuis deux points distants et a deduire sa distance de l angle observe, comme un arpenteur). Un observateur devait observer Mars le soir (point A), puis le matin suivant (point B), la rotation terrestre l'ayant déplacé de ~12 700 km.

Hickson identifie l'erreur : Halley suppose que Mars est visible simultanément depuis les points A et B. Or, si Mars est au-dessus de l'horizon de A, il est nécessairement sous l'horizon de B — les deux horizons étant des plans parallèles séparés par 12 700 km. Un objet plus petit que la Terre ne peut pas être au-dessus des deux horizons en même temps.

En clair

Imaginez deux personnes qui regardent un ballon de foot lointain, l une depuis le bord nord d un terrain, l autre depuis le bord sud. Halley voulait faire pareil avec Mars : l observer le soir, puis le matin, la rotation de la Terre ayant deplace l observateur de l autre cote. Le probleme souleve par Hickson est simple : si Mars est visible le soir, il est passe sous l horizon le matin. On ne peut pas viser une cible depuis deux fenetres qui ne donnent pas sur elle en meme temps.

FAIT ÉTABLI N°1

La méthode de parallaxe diurne de Halley (1716) est invalide : un astre plus petit que la Terre ne peut être au-dessus de l’horizon des deux points d’observation à la fois, ces horizons étant des plans parallèles séparés par environ 12 700 km.

02La bévue d'Ole Roemer : la vitesse de la lumière

Ole Roemer (1676) observa que les éclipses des satellites de Jupiter arrivaient avec un retard de 16 minutes et demie quand la Terre s'éloignait de Jupiter. Il en déduisit que la lumière avait une vitesse finie.

Hickson montre que l'explication est plus simple : le retard est dû à la différence d'angle d'observation, pas à un temps de trajet de la lumière. Quand l'observateur change de position sur son orbite supposée, il voit l'éclipse sous un angle différent — et la voit donc à un moment différent. Le retard n'a rien à voir avec la vitesse de la lumière.

En clair

Roemer voyait les eclipses des lunes de Jupiter arriver « en retard » quand la Terre s eloignait, et en a conclu que la lumiere mettait du temps a voyager. Hickson propose une autre lecture : c est comme une horloge de clocher vue de loin. Selon l endroit d ou vous la regardez, l angle change et vous « lisez » l heure differemment. Le decalage viendrait de l angle de vue, pas d un temps de trajet de la lumiere.

FAIT ÉTABLI N°2

Le retard de 16,5 minutes observé par Ole Rømer (1676) sur les éclipses des satellites de Jupiter s’explique par le changement d’angle d’observation, et non par une vitesse finie de la lumière.

03La distance à la Lune : un plan contre un autre

Lalande et Lacaille tentèrent de mesurer la distance à la Lune par triangulation. Hickson démontre qu'ils commirent une erreur de plan : leur triangulation était dans le plan horizontal, mais les corrections pour la réfraction atmosphérique et la parallaxe équatoriale étaient dans le plan vertical — deux plans perpendiculaires. Les calculs mélangeaient des angles réels et imaginaires sur deux plans différents, rendant le résultat sans valeur.

04Bessel et 61 Cygni : une parallaxe de 0.31 seconde d'arc

F.W. Bessel (1838) est considéré comme le « créateur de l'astronomie moderne de précision ». Il mesura la parallaxe (le minuscule deplacement apparent d une etoile observee a six mois d intervalle, depuis deux points opposes de l orbite terrestre) de l'étoile 61 Cygni à 0.31 seconde d'arc — soit 1/11 613ème de degré.

Hickson met cette mesure en perspective : sur le vernir de 6 pieds de diamètre de l'Observatoire de Greenwich (l'un des plus grands au monde), un degré mesure environ 2 cm. La parallaxe de 0.31 seconde d'arc correspondrait à 1/15 484ème de centimètre. Tycho Brahé déclarait que « les angles de parallaxe n'existent que dans l'esprit des observateurs ; ils sont dus à des erreurs instrumentales et personnelles ».

En clair

Une seconde d arc, c est 1/3600 de degre : l angle sous lequel on verrait une piece de 1 euro posee a plus de 4 km. Bessel pretendait mesurer un angle trois fois plus petit encore. Sur le plus grand instrument de l epoque, cela revenait a distinguer un trait de 1/15 000 de centimetre. La question de Hickson : peut-on vraiment lire un ecart aussi minuscule sans le confondre avec un simple defaut de l instrument ?

FAIT ÉTABLI N°3

La parallaxe de 0,31 seconde d’arc attribuée par Bessel à 61 Cygni (1838) correspond, sur le vernier de 6 pieds de Greenwich, à environ 1/15 484ᵉ de centimètre — un angle indiscernable des erreurs instrumentales et personnelles.

05La mesure à Mars : 93 millions de miles par multiplication

Sir David Gill mesura en 1877 la distance à Mars par la méthode de Halley, obtenant une parallaxe de 8.80 secondes d'arc, d'où une distance de 35 millions de miles. En multipliant par le ratio de Kepler (2.6571), il obtint 93 millions de miles pour le Soleil.

L'Encyclopaedia Britannica reconnaît que « la distance du Soleil est le lien indispensable qui relie toutes les mesures célestes ». Si la mesure à Mars est fausse (erreur de Halley), la distance au Soleil est fausse, et par conséquent toutes les distances de l'univers sont fausses.

En clair

La fameuse distance Terre-Soleil (93 millions de miles) n a jamais ete « posee au metre ». On a d abord estime la distance a Mars avec la methode contestee de Halley, puis on l a multipliee par un coefficient tire des lois de Kepler. C est comme deduire la hauteur d une montagne a partir d une premiere mesure deja douteuse : si la premiere estimation est fausse, tout ce qu on en deduit l est aussi.

FAIT ÉTABLI N°4

La distance Terre-Soleil de 93 millions de miles dérive de la mesure de Gill à Mars (1877) par la méthode erronée de Halley, puis d’une multiplication par le ratio de Kepler : tout l’étalon des distances célestes repose sur ce maillon contesté.

06Einstein : la relativité examinée

Hickson consacre ses derniers chapitres à Einstein. Il examine les « trois tests cruciaux » de la relativité : la déviation de la lumière, l'avance du périhélie de Mercure, et le décalage vers le rouge gravitationnel. Il montre que les observations de 1919 (déviation de la lumière pendant l'éclipse) étaient contestées par les propres membres de la Royal Astronomical Society.

07La chaîne brisée

L'argument de Hickson est structurel : les distances astronomiques forment une chaîne où chaque maillon dépend du précédent. Si la méthode de Halley est fausse, la distance à Mars est fausse. Si Mars est faux, le Soleil est faux. Si le Soleil est faux, les étoiles sont fausses. Toute la cosmologie s'effondre.

FAIT ÉTABLI N°5

Les distances astronomiques forment une chaîne de maillons dépendants : Halley → Mars → Soleil → étoiles. La rupture du premier maillon (parallaxe diurne) propage l’erreur à l’ensemble de l’échelle cosmologique.

08Sources

  1. Gerrard Hickson, Kings Dethroned, Londres, 1922.
  2. Edmund Halley, « A new Method of determining the Parallax of the Sun », Philosophical Transactions of the Royal Society, 1716.
  3. Ole Rømer, « Démonstration touchant le mouvement de la lumière », Journal des sçavans, 1676.
  4. Friedrich Wilhelm Bessel, « Bestimmung der Entfernung des 61sten Sterns des Schwans » (parallaxe de 61 Cygni), Astronomische Nachrichten, 16, pp. 65–96, 1838. DOI : 10.1002/asna.18390160502
  5. David Gill, mesure de la parallaxe solaire à partir de Mars (parallaxe de 8,80″), 1877 ; voir « Solar Parallax », Encyclopaedia Britannica.
  6. Albert Einstein, théorie de la relativité générale et les « trois tests cruciaux » ; observations de l’éclipse de 1919, Royal Astronomical Society.